7. SPIRITUALITE

 

Joseph FOLLIET nous dit :

La joie parle

La joie parle. Fais silence en ton cœur et prête l’oreille.

« II faut que tu saches me voir : je suis partout et je t’attends.

« Regarde à l’orée du bois, sur cette bande incertaine où poussent les fougères, les saponaires et les digitales : j’y suis.

« Regarde vers les bords de la rivière : j’y passe, blanche, entre les saules.

« Regarde vers le coin de la rue, sous la lumière du néon : fais vite, car, dans un instant, je vais disparaître.

« Ce passant que tu considères d’un œil distrait, je marche dans son ombre.

« Cette fleur, ce rayon de lune, cette musique voilée, ce sourire, c’est moi.

« Cette croix du chemin, c’est moi encore. « La porte de l’Église est ouverte ; entre ; je t’attends au creux de la pénombre.

« Je suis partout et je t’attends. » La joie parle. Écoute sa voix dans ton cœur, comme le murmure d’une source cachée.

« II faut que tu apprennes à me saisir, car, me saisir une fois, c’est me garder pour toujours.

« Je suis discrète et secrète : je ne m’impose pas. Je me propose : tu dois m’accepter.

« Je suis légère, fugitive. Je passe vite et, quand je pars, je ne reviens pas.

« Me saisir est l’œuvre d’un instant : ne lui permets point de s’évanouir dans la durée.

« Je n’appelle qu’une fois : si tu refuses de m’entendre, tu me perds à jamais.

« Je ne m’offre qu’une fois : ne refuse pas l’offrande. » Ainsi la joie parle aux hommes. Mais qui l’écoute ?

PETITES BEATITUDES DE JOSEPH FOLLIET

Bienheureux

Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes, ils n’ont pas fini de s’amuser !

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière, il leur sera épargné bien des tracas !

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses, ils deviendront sages !

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter, ils en apprendront des choses nouvelles !

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux, ils seront appréciés de leur entourage !

Bienheureux ceux qui sont attentifs à l’appel des autres, sans toutefois se sentir indispensables, ils seront semeurs de joie !

Bienheureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses, vous irez loin dans la vie !

Bienheureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace, votre route sera ensoleillée !

Bienheureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui, même si les apparences sont contraires, vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix !

Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et qui prient avant de penser, ils éviteront bien des bêtises.

Bienheureux surtout, vous qui savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez, vous avez trouvé la Lumière vraie et la véritable sagesse !

UN TEMPS POUR PRIER

Au bout de la route, il n’y a pas la route, Mais le terme du pèlerinage.

Au bout de l’ascension, il n’y a pas l’ascension, Mais le sommet.

Au bout de la nuit, il n’y a pas la nuit, Mais l’aurore.

Au bout de l’hiver, il n’y a pas l’hiver, Mais le printemps.

Au bout de la mort, il n’y a pas la mort, Mais la vie.

Au bout du désespoir, il n’y a pas le désespoir, Mais l’espérance.

Au bout de l’humanité, il n’y a pas l’homme, Mais l’Homme-Dieu.

Au bout de l’Avent, il n’y a pas l’Avent, Mais Noël.


« Fais de nous des chrétiens décidés, adversaires des compromis et des réticences, allant jusqu ’au bout de tous les chemins. » (Joseph Folliet, Spiritualité de la Route).

(JPG)
Joseph FOLLIET, le fondateur

UNE SPIRITUALITE QUI SE VOIT :lien vers des photographies de Routes de 2009 à 1927